jeudi 15 décembre 2011


L’Algérie, cœur du Maghreb classique

L’Algérie, coeur du Maghreb classique. De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518) - La Découverte, juin 2010

Un ouvrage de Gilbert Meynier1
Ce livre pré­sente à un large public cette période de l’his­toire de la société et du ter­ri­toire de la future Algérie qui s’étend de la prise de Carthage (698) par les Islamo-Arabes à l’allé­geance à l’Empire otto­man du maître d’Alger, Kheireddine (1518). C’est l’époque d’un Maghreb clas­si­que, où l’Algérie n’existe évidemment pas encore comme État ainsi dési­gné : les États y sont cen­trés, soit sur le Maghreb médian, soit ensuite sur le Maghreb orien­tal ou sur le Maghreb occi­den­tal. La société connaît alors un achè­ve­ment inédit en termes d’orga­ni­sa­tion étatique, d’économie et de civi­li­sa­tion. Au-delà des États régio­naux, c’est aussi la ten­ta­tive, plus de deux siè­cles durant, de deux grands empi­res magh­ré­bins, almo­ra­vide et almo­hade. Avec, tou­jours en arrière-plan, le poids d’une struc­tu­ra­tion tri­bale de la société, mais aussi l’envi­ron­ne­ment médi­ter­ra­néen et le deve­nir des échanges dans cette « mer moyenne », enjeux vitaux pour cette région qui devien­dra al-Jazâ’ir. Or, plu­sieurs fac­teurs, liés notam­ment à sa mar­gi­na­li­sa­tion dans cette aire de contacts au moment des croi­sa­des, font que, de l’ouver­ture ini­tiale, on passe en fin de période à un repli qui touche tous les sec­teurs de l’acti­vité et de la pensée humai­nes. Faisant suite à L’Algérie des ori­gi­nes. De la pré­his­toire à l’avè­ne­ment de l’islam (La Découverte, 2007), cet ouvrage remar­qua­ble­ment docu­menté revi­site bien des idées reçues sur cette période, comme celle qui l’iden­ti­fiait, naguère encore, pour les manuels d’his­toire algé­riens, au triom­phe d’un islam enfin advenu, suite à la jâhi­liyya (période d’igno­rance) antéis­la­mi­que.

Lire l’avant-propos et consulter la table des matières de ce livre

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Professeur émérite d’histoire de l’université Nancy II, est notamment l’auteur de L’Algérie révélée. La Première Guerre mondiale et le premier quart du XXe siècle (Droz, 1981), Histoire intérieure du FLN 1954-1962 (Fayard, 2002) et Le FLN, documents et histoire, 1954-1962 (avec Mohammed Harbi, Fayard, 2004).

L’archéologue Abderrahmane Khelifa affirme qu’on ne peut surveiller un site
«à partir d’un ministère ou d’un bureau». Seul le travail sur le terrain est à même d’enrayer un trafic qui prend de plus en plus d’ampleur.
- On assiste ces derniers temps au démantèlement de réseaux de trafiquants du patrimoine archéologique. Quelle est l’ampleur de ce phénomène ? Peut-on quantifier les pertes ?
Ce n’est que la partie visible de l’iceberg. On ne peut évaluer l’ampleur de ce phénomène dans la mesure où l’Algérie est un pays vaste, avec des sites archéologiques nombreux qui sont des mines à ciel ouvert. La majorité de ces sites ne sont pas gardés et, donc, il est facile de faire des fouilles clandestines et d’alimenter un réseau d’amateurs d’objets antiques grâce à des vendeurs peu scrupuleux.
Nous avons de grands sites archéologiques tout au long de la frontière algéro-tunisienne. Je peux citer Thagaste (Souk Ahras), Thagura (Taoura), Gastel, Ad Mercurum, Theveste, Madaure, (M’daourouch) Tubursisu Numidarum (Khamissa) et bien d’autres, qui sont proches de  la frontière. La plupart de ces sites ne sont pas gardés et cela facilite les vols et les exportations illicites. Mais je peux citer aussi, à l’intérieur du pays, des zones archéologiques qui ne sont pas gardées comme Tobna, près de Barika. Il y a quatre ans, j’ai visité ce site prestigieux et j’ai remarqué une grande pierre de taille sculptée de fleurons. Il y a trois semaines, j’y suis repassé ; elle avait disparu. Elle orne peut-être une belle demeure, en Algérie ou ailleurs…
- Les réseaux démantelés se trouvent souvent à proximité de la frontière avec la Tunisie. Sommes-nous face à des filières internationales spécialisées dans le trafic ?
Oui, la plupart des pièces archéologiques volées prennent le chemin de la Tunisie. D’ailleurs, un journal français avait fait état d’un gros trafic de pièces archéologiques tenu par une bande organisée qui avait écoulé un grand nombre de pièces à la valeur patrimoniale certaine. La plupart du temps, les pilleurs prennent des commandes. Ensuite, ils saccagent des sites à la recherche d’objets pouvant être transportés : statues, pièces de monnaie, vases, lampes à huile, etc.
- Quelles sont les pièces archéologiques les plus ciblées des trafiquants et pourquoi ?
Tout ce qui est antique peut rapporter beaucoup d’argent. En 1995, on avait volé 9 têtes appartenant à la famille des Sévère du musée de Guelma. A ce jour, elles n’ont pas été récupérées. On n’hésite pas à faire des fouilles clandestines dans des sites dépourvus de toute surveillance et tout le matériel trouvé est exporté en cachette pour alimenter des réseaux de collectionneurs étrangers. Cela peut aller des pièces de monnaie qui sont très prisées et faciles à transporter jusqu’aux statues pesant plusieurs dizaines de kilos en passant par les lampes à huile et les statuettes en bronze. De plus, en faisant une fouille sauvage, le pillard ne sait pas ce qu’il va découvrir. Mais tout ce qui est mobilier est bon à prendre, à l’exception des mosaïques qu’il est obligé de laisser sur place. Le préjudice historique et artistique est immense quand on exporte des pièces de monnaie car elles nous renseignent sur les souverains qui les ont frappées, sur la circulation monétaire et, partant, sur le commerce de l’époque.
- Le constat nous renvoie aux mécanismes de protection de ce patrimoine national. Quelles seraient, selon vous, les mesures adéquates à prendre pour parer à ce fléau ?
Si les musées bénéficient de moyens de surveillance plus ou moins efficaces, il n’en est pas de même pour les sites archéologiques situés en dehors des grands centres urbains, le plus souvent en rase campagne, sans parler de sites situés en pleine montagne. Seuls des responsables archéologiques peuvent quadriller le pays efficacement et savoir si des sites sont pillés. Or, il y a des sites de plusieurs dizaines d’hectares laissés à l’abandon où le visiteur malveillant peut emporter avec lui des pièces sans être inquiété. On ne peut surveiller un site à partir d’un ministère ou d’un bureau. Le travail de terrain est essentiel et vital pour enrayer un trafic qui prend de plus en plus d’importance.
Bien sûr, la sensibilisation auprès des services de sécurité (douaniers, police des frontières) est une donnée qu’il ne faut pas négliger, en plus de celle des populations qui vivent près des sites archéologiques. Les différentes lois adoptées par l’Unesco depuis 1970, concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels avec la nouvelle convention Unidroit (1995), ainsi que la collaboration d’Interpol, n’ont pas réussi à atténuer ce trafic de biens culturels qui ampute notre pays de sa culture matérielle.
El Watan – Dossier

Abderrahmane Khelifa Colorset - El Moudjahid
Dans le cadre du Salon national du livre de Tlemcen qui se déroulera au palais des expositions d'El Koudia, du 15 au 24 décembre, la maison d'édition ...
www.elmoudjahid.com/fr/actualites/20968/?comopen

mercredi 2 novembre 2011


HISTOIRE

COLLOQUE

Mercredi 21 novembre 2007  |  Saint-Denis

Alger-Paris 1830

Publié le dimanche 28 octobre 2007 par Raphaëlle Daudé
RÉSUMÉ
L’événement que constitue la reddition du dey d’Alger le 5 juillet 1830 a été annoncé et accompagné de discours très divers. Il a été préparé par des représentations iconiques et textuelles de l’Autre (les hommes, le pays, ses traits particuliers, ses atouts et ses risques, ses richesses, etc.). Tout cet ensemble a ensuite contribué à la « narration » de cet événement.
ANNONCE

Alger-Paris 1830

L’événement que constitue la reddition du dey d’Alger le 5 juillet 1830 a été annoncé et accompagné de discours très divers. Il a été préparé par des représentations iconiques et textuelles de l’Autre (les hommes, le pays, ses traits particuliers, ses atouts et ses risques, ses richesses, etc.). Tout cet ensemble a ensuite contribué à la « narration » de cet événement.

Il n’était pas seulement tourné vers l’extérieur (prendre pied dans ce qui allait être le partage colonial du monde, nettoyer la Méditerranée des pirates, développer et civiliser, donner des espaces et des possibilités à une population européenne trop à l’étroit, etc.), mais répondait aussi à une nécessité de la politique interne française : un régime fragilisé qui cherchait les moyens de redorer son blason, qui voulait détourner les revendications de leur objectif interne et à leur donner un autre espace à investir.
Nous avons alors les premiers éléments de ce qu’on peut appeler, à la suite d’Edouard Saïd, le « texte impérial », qui sera constitué par l’ensemble des discours qui vont constituer l’Autre en terres et hommes vers quoi aller, en terres et hommes à conquérir et dominer.
C’est la dynamique de cette représentation de l’Autre, et en même temps de soi, que nous voulons retrouver, dans un premier temps, à ses débuts, au moment où « ça commence ».

S’il y eut peu de textes littéraires notables, les textes des géographes, des sociologues, des historiens, des essayistes et même des philosophes… façonnaient déjà l’Algérien (le Maure, le bédouin, le Juif, le Kabyle, le Mozabite, etc.) pour en faire progressivement un « indigène » qui aura diverses figurations : il sera tour à tour ou simultanément le barbare, le civilisé décadent qu’il faut ramener vers la civilisation, celui qui était en retard et qu’il fallait ouvrir à la modernité, etc.
Le texte de Hamdan Khodja, Le Miroir. Aperçu historique et statistique sur la Régence d’Alger, publié dès 1833 participe, à contrario, de cette « fabrication de l ‘Autre ». Il constitue – et qu’importe si le texte a été entièrement écrit par son auteur affiché ou inspiré par ceux qui à Paris étaient contre ce qui allait commencer et qui n’avait pas encore nom de colonisation – la première tentative des Algériens d’infléchir le portrait qui est en train d’être dressé et de dire : nous sommes ainsi. Cette tentative était probablement trop en en avance sur ce temps des séparations et de l’oubli volontaire. Pourtant, Hamdan Khodja voyageait en France et en Angleterre et ne devait pas considérer l’arrivée de Français comme « la fin des temps », comme le déplorait le premier poète de la défaite, un certain Abdelkader qui retournera dans sa ville y mourir de chagrin. Un autre Algérien, Ahmed Bouderba, vivait à Marseille et était marié à une Marseillaise.

En même temps que les hommes sont campés dans leur « étrangeté », se fait la découverte émerveillée d’un paysage qui frappe par sa beauté et sa diversité. Les premières descriptions parlent d’un pays qui semble riche. On a déjà les éléments du « cliché » (au sens photographique du terme) : verdure et jardins, maisons blanches et fontaines, et déjà les éléments qui vont alimenter le goût de l’exotisme. Delacroix commence Femmes d’Alger dans leur appartement à peine trois ans après la prise de la ville et se retrouve « comme au temps d’Homère ». Il fixe ce moment où, dans la ville ouverte, l’étranger vainqueur peut être accueilli dans le harem : juste avant l’enfermement des femmes pour les soustraire au contact consenti avec le vainqueur.

Il nous semble important, en ces temps de retour sur Histoire, en ces temps de turbulence de la mémoire, de relire les textes contemporains de l’événement ou y revenant longtemps après (pourquoi alors ce retour? comment se fait-il?), de les faire se rencontrer et se croiser et de voir comment, éventuellement, les thèmes et figures constitués à l’époque persistent ou se réactivent aujourd’hui. De même, il est nécessaire de refaire l’inventaire des connaissances sur cet « Autre » de l’autre côté de la mer : géographie, histoire, linguistique… en un mot tout ce qui se veut savoir objectif et déjà façonnait l’imaginaire.

Deux moments de réflexion : en France et en Algérie ce qui implique le déroulement du colloque en deux temps: une première partie en novembre 2007 et, plus tard, une seconde partie en septembre 2008.
Il se déroulera en deux lieux : Université Paris 8 / Saint-Denis et Université d’Alger / Bibliothèque nationale d’Alger).

1 - L’événement initial

Quelle était la situation politique en France et à quelles nécessités d’ordre politique intérieur une « expédition » répondait ? Quel était l’état des connaissances de l’Algérie et de ses habitants ? Quelles représentations ont en avait ? Quelle place dans l’imaginaire français ?
Telles seront quelques-unes des questions qui seront posées.

2 – L’événement et ses représentations ultérieures

De nouvelles relations entre les deux rives de la Méditerranée sont instaurées, qui vont avoir plusieurs répercussions

Mercredi 21 novembre 2007 

18h/ La Bourse du Travail de Saint-Denis
Vernissage de l'exposition L'Algérie et la France: destins et imaginaires croisés.

Jeudi 22 novembre 2007/ Université Paris 8

Matinée
  • Ouverture du colloque par le Président de l’Université
  • Introduction : pourquoi ce colloque, Isabelle Tournier et Zineb Ali-Benali
  • Michèle Riot-Sarcey : La France en 1830
  • Présentation de l’exposition d’Aix : J.-R. Henry

Après-midi
  • Ferro : Les rapports de la gauche française et des algériens(1830-2007)
  • Levallois : 1837, Les premiers pas d’Ismaël Urbain en Algérie
  • Olivier Le Court Grandmaison :
  • Max Andréoli : 1830 ; une révolution littéraire ?
  • soirée : Houria Aïchi, chants anciens

Vendredi 23 novembre 2007/ Université Paris 8

Matinée
  • Anne Roche : L’Orient en creux
  • Le Huenen : Alger dans le discours de l’autre
  • Malika Dorbani : Alger en images
  • Abderrahmane Khelifa : La ville d’Alger

Après-midi
  • Isabelle Tournier : La poésie de la conquête
  • Khaoula Taleb : Hamdan Khodja, un texte et deux langues
  • Zineb Ali-Benali : Hamdan Khodja : Image à l’autre, image de soi ?
  • Clôture du colloque
  • soirée : Houria Aïchi, chants anciens


Mots-clés
  • Alger-Paris, Alger, 1830
Lieu
  • Saint-Denis (La Bourse du Travail de Saint-Denis/Université Paris 8)
Dates
  • mercredi 21 novembre 2007
  • jeudi 22 novembre 2007
  • vendredi 23 novembre 2007
Contact
  • Chebrek Djazia
    courriel : djazia [point] chebrek (at) univ-paris8 [point] fr
    Université Paris 8
    Chebrek Djazia D321
    2 rue de la Liberté
    93526 Saint-Denis
Url de référence
Source de l'information
  • Chebrek Djazia
    courriel : djazia [point] chebrek (at) univ-paris8 [point] fr

Pour citer cette annonce
« Alger-Paris 1830 », Colloque, Calenda, publié le dimanche 28 octobre 2007,http://calenda.revues.org/nouvelle9242.html

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Arts et Culture Edition du 31/10/2011
Nouvelle publication
«Cirta, la capitale céleste»


Le prestige de l’histoire de Constantine est loin d’être un mythe, a souligné en substance, hier, l’archéologue et historien Abderrahmane Khelifa, au cours d’une conférence-débat autour de son ouvrage ‘Cirta, la capitale céleste’. Lors de cette rencontre organisée au café culturel El-Haouzi de Constantine, le conférencier, passant en revue toute une panoplie de preuves matérielles, notamment des diapositives de vestiges archéologiques témoignant de la richesse de l’histoire de l’antique Cirta, a souligné que le prestige de la ville «n’est pas fondé sur du vent, comme on a tendance à le penser au vu de la situation peu reluisante de la cité, aujourd’hui». Déplorant le fait que ces témoins d’une valeur inestimable pour l’affirmation de l’identité nationale et du sentiment d’appartenance des Algériens à leur pays, soient laissés à l’abandon ou très peu mis en valeur, le conférencier a conclu son intervention par un appel aux autorités de la ville pour «sauvegarder ces trésors et les montrer au monde». L’historien, comme les intervenants dans les débats, ont estimé que le Rocher de Constantine, son canyon et ses chemins touristiques, possèdent tous les critères pour être classés patrimoine de l’humanité, car rarement un site n’a autant illustré l’alliance de l’homme et de la nature durant autant de siècles et de millénaires, comme celui l’antique Cirta, l’une des plus vieilles villes du monde où les strates de l’Histoire se superposent sans discontinuer. Pourfendant les idées reçues selon lesquelles les Phéniciens seraient à l’origine de la fondation de Cirta, comme d’autres villes du pays, Abderrahmane Khelifa, dira que tous les occupants qui ont traversé notre pays, soit de manière pacifique, soit de manière belliqueuse, ont trouvé une terre habitée depuis l’aube de l’histoire.
R. C. / APS
Librairie Mauguin
 
 

© Librairie Mauguin - Février 2004

mardi 1 novembre 2011


IDIR AMMOUR-L’EXPRESSIONONLINE-31-10-08

Un prix pour Dida Badi : "L’Imzad" (éditions Enag)

samedi 1er novembre 2008
Remise de prix : Des nouvelles plumes s’affirment
Ces prix sont des distinctions à des ouvrages écrits par des auteurs algériens, édités en Algérie, et qui se caractérisent par leur valeur intellectuelle, littéraire et esthétique.
La remise des prix littéraires de la 13e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila 2008), a eu lieu jeudi dernier à la Safex, Pins maritimes. A cet effet, une cérémonie a été organisée, lors de laquelle les heureux élus de cette 13e édition dédiée cette année au livre de jeunesse et de l’enfant et placée sous le thème « Raconte-moi un livre » ont été adulés.
Ces prix sont des distinctions à des ouvrages écrits par des auteurs algériens, édités en Algérie, et qui se caractérisent par leur valeur intellectuelle, littéraire et esthétique dans les catégories suivantes : roman en langues arabe, française et amazighe, ouvrage sur l’enfance ou la jeunesse en langues arabe et française, ouvrage sur le patrimoine en langues arabe et française.
Des prix d’encouragement ont été attribués à des oeuvres jugées prometteuses. A cet effet, le Prix du livre pour enfants a été décerné à Abdelaziz Bouchefirat pour Hikayet wa kissas lil etfal (Histoires et contes pour enfants), publié par les éditions El Maârifa tandis que le Prix du livre de jeunesse a été attribué à Djouhar Khater pour son ouvrage intitulé La rose de lumière, paru chez Casbah éditions.
Les lauréats du Prix du patrimoine sont l’écrivain Abdelhamid Benhedouga, auteur de Amthel djazaïrya (Proverbes algériens), édité par Casbah Editions, l’historien Abderrahmane Khelifa pour son oeuvre Honein publié par Dalimen Editions et l’anthropologue Dida Badi pour L’Imzad (éditions Enag).
Les écrivains Maïssa Bey et Waciny Laredj ont obtenu le Prix du roman, respectivement pour leurs livres Pierre sans tapis ou cendres, publié par les éditions Barzakh et Climatorium pour les fantômes de Jérusalem, paru aux éditions Baghdadi. Waciny Laredj a dédié ce prix aux enfants de la Palestine. Le Prix du meilleur texte en tamazight est revenu au livre collectif Tacemlit (Solidarité) de Hamid Oubagha, Ghania Khouchi, Kahina Ammari et Karima Bah, paru aux éditions Baghdadi.
Dans une brève allocution, le président d’organisation du Sila, M.Ahmed Boucenna, a mis en exergue l’importance de ces prix littéraires, qui viennent d’être institués, tout en souhaitant que « cette initiative connaisse un succès et se perpétue », ont indiqué les organisateurs, ajoutant que « l’institution de prix littéraires illustre l’intérêt croissant qu’accordent les membres du comité d’organisation à la promotion de la culture et à l’industrie du livre ».
Idir AMMOUR